Que ferions nous sans ces petites bêtes ?
Jeudi 16 avril 2009“Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre“
Cette citation attribuée à Albert Einstein illustre l’interdépendance des espèces. L’ensemble des pollinisateurs (essentiellement les insectes mais aussi certains mammifères et oiseaux) assurent la reproduction de 80% des espèces végétales, parmi lesquelles se trouvent près de 35% des ressources alimentaires mondiales. On voit bien que la disparition des abeilles et autres apidés conduiraient rapidement l’humanité à une catastrophe alimentaire.
Or que se passe t’il actuellement ? L’homme utilise des produits et met en place en place des technologies qui déciment les abeilles. On peut citer les cas suivants :
OGM : la toxine Bt qui est produite par le pollen de plantes OGM consommée par l’abeille pourrait altérer les parois de l’intestin des jeunes larves et ainsi favoriser le passage de certains parasites dans son organisme. En 1996, des essais en confinement de coton Bt entrepris par l’entreprise Monsanto ont provoqué la mort de 40% des abeilles présentes. Aucune mesure n’a été prise en conséquence.(1)
Insecticides : Un soupçon très fort se porte en France sur l’emploi d’imidaclopride, de fipronil et de thiaméthoxam qui sont des substances actives entrant dans la composition d’insecticides systémiques en traitement de semences. Ces produits sont fortement soupçonnés de provoquer les mortalités et désorientations de butineuses observées ces dernières années. L’emploi des produits concernés a été interdit depuis 2004 et 2008 pour les interdictions les plus récentes.
Téléphone portable : les abeilles sont sensibles aux champs électromagnétiques que dégagent les pylônes d’électricité et les téléphones portables. Des députés européens demandent à la commission européenne de préserver les abeilles qui seraient menacées d’extinction en créant des zones de régénération écologique dans les zones de culture arable.
On rigole facilement des règlements édictés par le Parlement Européen, mais a t’on toujours conscience des conséquences de nos actes ? Nous sommes tous devenus accros au téléphone portable, moi le premier. Nous voulons toujours plus dans nos assiettes et pour moins cher. Plutôt que de diminuer notre consommation, nous préférons payer moins cher, au détriment de la chaîne de production.
Finalement, le sort des abeilles n’est il pas que la sonnette d’alarme de notre société consumériste dans laquelle nous préférons une profusion d’articles produits à l’autre bout du monde à bas coût par des travailleurs surexploités à quelques articles réellement utiles produits localement dans le respect de l’éthique sociale et de l’environnement ?
Un article récent vient confirmer le texte ci-dessus. Pour le lire cliquez ici
Smopastel
(1) source Wikipédia