Meeting Europe Ecologie à Massy

3 février 2010

Dans le cadre des élections Régionales, le JEUDI 18 FEVRIER, meeting départemental d’EUROPE ECOLOGIE à l’Espace Liberté à 20H30.

Thèmes abordés : les services publics : transport, eau, cantines scolaires… Les propositions d’Europe Ecologie.

Vous trouverez le programme d’Europe Ecologie ici.

L’Afssa relance le débat sur l’innocuité des OGM

16 janvier 2010

En février dernier, on a pu lire dans Le Figaro les principaux points du nouveau rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA).

L’Afssa conclut que le maïs OGM est sans danger pour l’homme. L’agence ne fait qu’affirmer ce qu’elle disait en 2004, et ce que l’Académie des sciences ne cesse de répéter : rien ne s’oppose aux OGM. D’après le Figaro, il y a ceux qui “savent” : les savants et face à eux les fantasmes de la masse ignorante. Mais, l’Afssa, bien qu’elle soit composée de membres très honorables n’est pas le dépositaire officiel de la vérité absolue, mais d’une vérité. Et si au fond, les supposés fantasmes n’étaient pas plutôt une intuition fondée ?

Question timing, certaines coïncidences sont troublantes. Nul besoin de rappeler les moyens financiers du lobby OGM qui s’appuie sur des multinationales prospères et souvent dénuées de morale à l’image de Monsanto, producteur entre autres de l’agent orange et des PCB qui empoisonnent nos rivières. Sans sombrer dans la paranoïa, force est de constater que le scoop du Figaro est survenu opportunément quelques jours seulement avant que Jean-Louis Borloo ne défende, le 16 février, devant la Commission européenne, la clause de sauvegarde activée par la France début 2008.

Le gouvernement français s’était basé sur le rapport d’Yvon Le Maho, directeur de recherches au CNRS, pour interdire la culture du MON 810. L’Afssa considère que les éléments de celui-ci “n’apportent aucun élément nouveau qui remettrait en cause la sécurité des maïs portant l’événement MON 810″.

Or, pour activer la clause de sauvegarde, le pays demandeur doit pouvoir s’appuyer sur des informations scientifiques validées signalant un risque réel pour la santé ou l’environnement. Selon l’Afssa, ce ne serait donc pas le cas. Début novembre, les autorités sanitaires européennes (Efsa) avaient également estimé infondé le maintien d’une clause de sauvegarde en France contre le maïs MON810.

Si les pro OGM ont gagné une bataille, ils n’ont pas gagné la guerre. Quid en effet du principe de précaution ? Les derniers grands drames sanitaires, de l’amiante au sang contaminé en passant par les hormones de croissance, ont éveillé à juste titre dans l’opinion publique le sentiment que les affirmations scientifiques d’un jour ne sont pas des garanties absolues. Des conclusions toujours fondées “sur les données scientifiques du moment”. Des moments difficiles justement, Jacques Chirac avait voulu en tirer la leçon en introduisant au plus haut de notre hiérarchie des normes, le principe de précaution. Un peu trop vite et de manière imparfaite sans doute. Même si ce principe doit être affiné, il reste, quoi qu’on en dise, une avancée et ne constitue pas, comme l’affirme ses détracteurs, un principe de régression.

Les OGM, ne portent pas un seul débat mais bien trois. Une triple problématique environnementale, sanitaire et économique. La question de leurs conséquence sur l’homme (à travers l’alimentation), sur l’environnement (dissémination) et enfin sur de la dépendance des agriculteurs vis-à-vis du semencier (le produit vendu est stérile).

Les OGM sont devenus pour beaucoup le symbole de la loi de l’argent, de la prédominance d’intérêts financiers particuliers sur le bien être général. Ils donnent lieu à des débats où le passionnel a pris le pas sur le factuel comme l’atteste la conclusion de l’édito d’Yves Thréard du 12 février : “Les experts ont fait leur travail, à l’abri de la pression des lobbys. Aux politiques désormais de ne pas céder à la démagogie”.

Pas si simple. Si la FNSEA, salue l’appréciation de l’Afssa “il est temps que le gouvernement se mouille, qu’il prenne ses responsabilités vis-à-vis de Monsanto, des producteurs de maïs et des consommateurs”, de leur côté, les écologistes accusent. Du bouillant José Bové, “le lobby pro-OGM essaie à chaque fois, avant chaque grande échéance européenne, de repousser le bouchon pour essayer de vendre sa camelote”, à l’ancienne ministre de l’environnement Corinne Lepage qui n’hésite pas à dénoncer une “opération de manipulation”.

Le débat sur les OGM n’est pas sans rappeler le troublant silence sur le Bisphénol A, aussi appelé BPA. Une étude du centre médical de l’Université Rochester de New York, révèle la dangerosité du BPA et son omniprésence dans l’environnement des tout-petits.

Ce composé chimique a notamment été introduit dans la fabrication des biberons en plastique afin d’en assurer la parfaite transparence. Or, dans différentes circonstances, notamment de réchauffage (biberons passés au micro-ondes), des particules sont libérées et avalées par les bébés. Perturbateur endocrinien, le BPA modifie non seulement le fonctionnement du système nerveux central mais est également soupçonné de contribuer à des problèmes de fertilité et à l’apparition de certains cancers.

En 2008, les toxicologues et les chercheurs des Instituts Nationaux de Santé, d’après des recherches faites sur des animaux, avaient déjà alerté sur les effets néfastes du BPA. L’Agence américaine des médicaments, la FDA, ainsi que l’Autorité européenne de la sécurité des aliments, saisie par la Commission Européenne, affirment en chœur que le Bisphénol A serait sans aucun danger pour la santé humaine. Au Canada pourtant il a été classé “substance dangereuse” et la plupart des biberons concernés retirés par les commerçants eux-mêmes.

En France, l’Afssa se contente d’indiquer “suivre avec attention l’évolution de l’expertise scientifique sur cette substance”. De quoi relativiser la portée de son avis sur les OGM.

François Fillon a rappelé que le moratoire français avait été arrêté en vertu du principe de précaution au regard des risques potentiels sur l’environnement en matière de dissémination pour les cultures non OGM. Jean-Louis Borloo a développé l’argumentation dans les colonnes du quotidien La Tribune : en “jugeant que l’ingestion de maïs OGM n’est pas préjudiciable à la santé des consommateurs, l’avis de l’Afssa porte sur le principe de sécurité sanitaire. Or l’invocation auprès des autorités européennes de la clause de sauvegarde et son application sur le territoire français ne sont aucunement basées sur cette question de dangerosité alimentaire (…) mais plutôt sur la capacité, largement prouvée, des cultures génétiquement modifiées à se disséminer sauvagement et à contaminer les cultures voisines (…).

Le gouvernement français met en avant un rapport scientifique rédigé à sa demande qui avait montré que l’absence de connaissance des effets à long terme du Monsanto 810 rend nécessaire l’application du principe de précaution.

“Le fondement juridique de la clause de sauvegarde repose donc sur des risques jugés sérieux pour l’environnement” et non sur l’innocuité humaine ou animale de l’OGM, a résumé pour sa part Roselyne Bachelot, ministre de la santé.

Un article repris en grande partie du blog de La Mouette (sur le site du Monde).

Concernant les OGM vous pouvez signer la pétition sur le site de Greenpeace ou aller sur le site de la Confédération Paysanne.

Meilleurs voeux 2010

7 janvier 2010

Toute l’équipe de Massy En Vert et pour Tous vous souhaite la réalisation de tous vos voeux de bonheur et de réussite pour 2010.

Et que cette nouvelle année soit une nouvelle étape vers :

  • la prise de conscience de l’avenir de notre planète et de notre environnement;
  • la nécessité d’un changement social et sociétal pour une prise en compte des urgences sociales;
  • le changement nécessaire dans la politique municipale vers moins de discours, de béton et d’imposition des plus démunis et plus de justice sociale.

Enfin MEVT adresse tous ses voeux de réussite à Europe Ecologie pour les régionales 2010.

BONNE ANNEE à tous les massicois

Tribune de Janvier de Roger Del Negro

30 décembre 2009

SOURIEZ VOUS ALLEZ ETRE  FILME(E)S !!!

Lors du dernier conseil municipal, le budget primitif 2010 a été adopté. Dans un cadre contraint par la baisse de certaines recettes, la municipalité a réussi à trouver 100 000 euros pour des équipements  qui seront dévolus à la vidéo protection des bâtiments publics. Ainsi la municipalité cède à la mode des caméras !! Or aucune étude sérieuse n’a montré l’efficacité de ces dispositifs. La délinquance se déplace dans les lieux non couverts. La conséquence est d’augmenter forcément le nombre de caméras pour couvrir de nouveaux lieux. De plus  les personnes mal intentionnées sont prévoyantes et s’équipent de cagoules ce qui entraîne le fait que le nombre d’affaires résolues grâce à l’installation de tels équipements est ridiculement bas. Un autre aspect à prendre à compte est aussi le coût de la maintenance qui est particulièrement élevé. On considère de manière générale que pour 100 euros investis, il faudra en dépenser 30 pour l’entretien et le traitement des données. Pour répondre à la demande légitime de sécurité des habitants, il serait préférable de rétablir la police de proximité supprimée en 2003 par le Ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkosy. Enfin, la crise se serait-elle arrêtée aux limites de la commune ? Ses effets vont peser sur les familles les plus pauvres et il aurait été sans doute plus efficace de réserver ces sommes pour secourir les personnes qui vont en avoir besoin.

Meilleurs voeux à tous, à vos proches, vos amis.  Que l’année 2010 soit porteuse d’espoir.

Roger Del Negro rcdelnegro@orange.fr,

Non à la nouvelle taxe municipale !

17 décembre 2009

Non à la nouvelle taxe municipale !
Doublement d’une taxe sur l’électricité et création d’une Taxe pour l’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM)!

Fini le temps où Massy assumait financièrement le ramassage des ordures grâce aux revenus de la taxe professionnelle assis sur une zone industrielle florissante.

- Pour des raisons techniques, Massy devrait créer cette TEOM de toute urgence, afin de la transférer à la Communauté d’Agglomération Europ’Essonne. M.Delahaye, président de l’agglomération et maire de Massy, a oublié sa promesse électorale en 2008 de ne pas créer de TEOM.

- S’il est vrai que le volume des ordures augmente ainsi que le coût de leur traitement, il est nécessaire de prendre le temps de réfléchir à une solution écologiquement satisfaisante, financièrement équitable et supportable par tous. Une redevance proportionnelle à la quantité de déchets produits pourrait inciter les citoyens à moins jeter et à mieux trier. Ou encore cette TEOM pourrait être compensée par une diminution de la taxe d’habitation. Ces possibilités n’ont pas été étudiées, même pas dans le cadre de l’Agenda 21. Le taux de cette taxe, également imposée aux entreprises, n’a pas vraiment été évalué.

- En réalité, M Delahaye compense la suppression de la Taxe Professionnelle voulue par N.Sarkozy et fait payer aux ménages de Massy ce cadeau du Président de la République aux entreprises. Rappelons que le maire - qui appartient à la majorité présidentielle - a voté contre la motion de l’opposition refusant la suppression de cette ressource municipale qui a permis la construction à Massy de tant d’établissements publics (Conseil Municipal du 2 avril 2009).

Aujourd’hui, il prétend faire payer aux massicois les conséquences de sa complicité avec le pouvoir en place : nouvelle taxation et diminution du budget de la Ville hors personnel.

Conclusion : plus d’impôts et moins de services.

En conséquence, nous demandons le retrait du projet actuel de TEOM.

Non à l’impôt Delahaye-Sarkozy !

Grand Paris : Demain, on rase gratis !

17 décembre 2009

Inaugurant l’exposition présentant le travail de dix architectes sur le grand Paris de demain, le président de la République leur a rendu un bien curieux hommage en défendant un projet élitiste, centralisé, compétitif… digne des années 1960.

Les Franciliennes et les Franciliens qui souffrent au quotidien dans les transports en commun attendent des réponses concrètes pour demain. Ils n’attendent pas de voyager en « business class » entre aéroports, centres d’affaires et clusters… mais veulent des transports accessibles, confortables, réguliers. Les dizaines de milliards annoncés doivent d’abord répondre à leurs besoins.

Pour les transports, au-delà de l’affichage, ces annonces ne s’accompagnent pas de modes de financements concrets. Il serait inacceptable et inefficace d’augmenter les prix pour les usagers… Quant aux fameux PPP, il est illusoire de croire que les transports publics pourraient être suffisamment rentables pour intéresser les investisseurs.

Pour les logements, le SDRIF fixe un objectif ambitieux de 60 000 logements. Le Président affiche 70 000 logements, mais sans aucun financement. Est-il raisonnable de prévoir qu’une loi finalisée d’ici fin 2009, remette en cause les règlements d’urbanisme facilitant les constructions sans prévoir en parallèle un cadre législatif, respectueux de l’environnement et luttant contre le dérèglement climatique, attendu dans les lois « Grenelle », toujours pas votées ?

Que de temps perdu ! Le schéma directeur régional est bloqué depuis des mois, le plan de mobilisation pour les transports reste en suspens, la crise du logement est aggravée par le retrait des financements de l’Etat, le plan banlieues annoncé en grande pompe est mort-né faute de volonté politique.

Pour Les Verts, il est temps d’agir, concrètement. C’est à ses résultats que l’on juge une politique, pas à ses intentions.

Les porte-parole des Verts Ile-de-France
Jean-Luc Dumesnil
Natalie Gandais-Riollet

Communiqué de presse - 29 avril 2009

Tribune de Décembre de Roger Del Negro

7 décembre 2009

COPENHAGUE : UN RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER

Au moment où vous lisez ce texte, se tient, à Copenhague, la 15ème conférence de l’ONU sur les changements climatiques. Le Protocole de Kyoto, établi en 1992, arrive à terme en 2012. La communauté internationale doit trouver un nouvel accord pour lutter efficacement contre le dérèglement climatique et se fixer des objectifs ambitieux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Les scientifiques sont formels : l’objectif de contenir l’augmentation de température globale à moins de 2°C supplémentaires est primordial. Dans le cas contraire, les impacts pour nos sociétés seront dévastateurs et auront des conséquences économiques et sociales catastrophiques pour certains, particulièrement les pays du Sud. Il est absolument nécessaire que les pays industrialisés réduisent d’ici 2020 leurs émissions de GES de 40%. Simultanément, les pays en voie de développement, non responsables de l’accumulation des GES depuis la révolution industrielle, doivent être aidés à adapter leur développement à ces nouvelles contraintes. On estime que 150 milliards par an sont nécessaires, soit seulement un dixième des dépenses consacrées à l’armement. Est-ce impossible ?

Pour la petite histoire, Massy en Vert et Pour Tous a présenté au conseil municipal du 22 octobre une motion invitant la Ville de Massy à signer l’appel « l’ultimatum climatique » et à agir localement. Le Maire a refusé l’examen de notre motion en arguant du fait qu’elle n’était pas assez locale !!! Par la suite, il s’est aperçu de l’incohérence de son attitude et une nouvelle motion a été présentée au conseil de novembre … en modifiant quelques mots. Les deux textes sont en ligne sur notre site.

Massy En Vert et Pour Tous : Roger Del Negro rcdelnegro@orange.fr

Massy : un nouvelle taxe aberrante votée dans la précipitation par la majorité de droite

3 octobre 2009

MISE EN PLACE D’UNE TAXE d’ENLEVEMENT DES ORDURES MENAGERES A MASSY

Lors de sa session du 24 septembre, le conseil municipal de Massy a voté l’instauration d’une Taxe d’enlèvement des ordures ménagères.

Dans une ville qui communique si souvent au sujet de son Agenda 21, et qui affiche sa soi-disant préoccupation face à la crise écologique, on constate malheureusement que ce dispositif a juste été adopté pour compenser les pertes financières liées à la suppression annoncée de la Taxe Professionnelle.

Or la question des déchets est une de celles qui sont au centre de la question environnementale. Agissant dans la précipitation, Massy se prive d’une occasion de proposer une vraie réponse à la question des déchets, tout en transférant aux familles une charge aujourd’hui payée essentiellement par les entreprises.

Pour notre part, nous militons en faveur d’une redevance d’enlèvement des ordures ménagères qui, mise en place parallèlement à une baisse de l’imposition des ménages, serait modulable en fonction des quantités de déchets produites et permettrait ainsi d’inciter à la diminution de la production de déchets. C’était aussi l’inspiration de la contribution climat-énergie défendue par Les Verts et dénaturée par le gouvernement.

Massy en Vert et Pour Tous a donc voté contre l’instauration de cette taxe.

Appel à signer : “La prison à la recherche d’un consensus”

13 septembre 2009

Signez l’appel suivant en première page avec nom, prénom et adresse postale complète et adressez le par la poste à votre député ainsi qu’à :
Monsieur le Président de la République
55-57 ru du Faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS
Tout courrier adressé au Président est dispensé d’affranchissement.

Dans quelques jours,  le texte de la loi pénitentiaire, voté par le Sénat en mars dernier,  va venir en discussion à l’Assemblée nationale. Cela fait plus de 20 ans que la question est à l’ordre du jour. Rappelons-nous : en février 1989, dans un contexte de grèves dures des personnels de surveillance, Gilbert Bonnemaison, député, spécialiste des questions de sécurité au Parti socialiste est investi d’une mission de réforme du service pénitentiaire. Dans son rapport remis au Garde des Sceaux, il est question de numerus clausus pénitentiaire, d’assignation à domicile sous surveillance électronique (ADSE) et de bien d’autres choses dont la représentation nationale va débattre dans quelques jours. Homme de terrain, Gilbert Bonnemaison était,  sur bien des sujets,  un visionnaire. A l’époque,  il ne sera guère écouté.

En juillet 2000, le Sénat et l’Assemblée nationale rendent publics les résultats des deux commissions d’enquête créées sur la situation des prisons. Les deux assemblées dénoncent la surpopulation des maisons d’arrêt, le délabrement des locaux, l’absence de contrôle externe et l’arbitraire qui en découle. Du côté du Palais Bourbon, on propose une « grande loi pénitentiaire » et l’instauration d’un numerus clausus pour limiter les incarcérations en maison d’arrêt. Du côté du Palais du Luxembourg, on pense « qu’on ne changera pas les prisons par la seule loi » et que des mesures d’urgence s’imposent.  Elles continuent  de s’imposer : aujourd’hui encore, on compte 11 411  détenus en surnombre pour une population de 62 420 détenus (1er août 2009, France entière). 500 détenus dorment par terre, sur des matelas installés pour la nuit. C’est inacceptable.

Le contexte ne se prête certainement pas aux solutions simplistes inspirées de telle ou telle dogmatisme quand la société est confrontée à la surpopulation endémique des maisons d‘arrêt, à la crise de sursuicidité carcérale (sans doute liée à la présence de nombre de personnes détenues pour faits de violence et/ ou atteintes de troubles mentaux) et en amont, à l’augmentation des violences constatées par les service de police et de gendarmerie, aux tensions dans les cités,  à la détérioration, du fait de la crise, des conditions de vie de tant de nos concitoyens.

Dans cet environnement difficile, plusieurs points positifs sont pourtant à souligner.

1 - La réforme des prisons dont la nécessité n’est contestée par personne peut s’appuyer, aujourd’hui sur un texte international qui fait autorité pour tous les démocrates, de gauche ou de droite, les règles pénitentiaires européennes (RPE), adoptées par les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe, en janvier 2006. Ces règles concrètes explicitent les conditions exigées afin de respecter la dignité des personnes détenues tout en agissant pour réduire les risques de récidive.

2 - Le Président de la République, puis la Garde des Sceaux  se sont clairement engagés à faire appliquer ces règles.

3 - Sans attendre le vote de la loi, l’administration pénitentiaire est mobilisée dans cette perspective depuis près de 3 ans.

4- Le texte dont l’Assemblée nationale va débattre a été adopté sans qu’aucun sénateur ne vote contre à la suite d’un débat d’une haute tenue qui doit beaucoup au rapporteur Jean-René Lecerf (UMP). Il est porteur d’évidentes avancées saluées par nombre de personnalités de sensibilité diverses, dont Robert Badinter : avancées vers des conditions de détention plus respectueuses de la dignité de la personne,  vers un meilleur suivi des condamnés, avancées - grâces au développement des aménagements de peine -  vers une prévention plus efficace de la récidive des infractions pénales, avancées en terme de sécurité publique dans le respect des valeurs de la République.

5 - Enfin,  cette loi va pouvoir s’appuyer sur le rôle majeur, joué depuis quelques années par le Médiateur de la République, dans le champ pénitentiaire, sur celui de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), sur la mise en place du Contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Tout cela doit aider à sortir de « l’ère du soupçon » et à relégitimer l’institution pénitentiaire, ce dont l’ensemble  de la société bénéficiera.

Nous espérons que la majorité UMP, élue sur un programme qui faisait explicitement référence à l’application des règles pénitentiaires ne trahira pas ses engagements. Nous espérons que les groupes de la majorité et de l’opposition auront la sagesse de s’atteler, ensemble, à l’amélioration du texte du Sénat, sur tel ou tel point, en retrouvant l’esprit des rapports parlementaires de l’année 2000, celui des « majorités d’idées », chères au président Edgar Faure.

Les verts refusent le projet de loi “Grand Paris”

9 septembre 2009

Les verts refusent le projet de loi “Grand Paris”

Communiqué de Presse

mercredi 9 septembre 2009 , par Jean-Luc Dumesnil, Nathalie Gandais-Riollet

Projet de loi « Grand Paris » :
Les Verts refusent ce projet de recentralisation au seul profit des grands intérêts économiques, au détriment des habitants.

Le projet de loi sur le « Grand Paris » constitue une remise en cause d’une ampleur considérable des principes démocratiques et de la décentralisation. La commission nationale du débat public (CNDP) est dessaisie, les débats étant organisés par la Société du Grand Paris, juge et partie. La création de zones « extraterritoriales » remet en cause le droit des citoyens de choisir leur avenir sur un territoire.

Ce projet ne répond pas aux demandes prioritaires des franciliens et des franciliennes pour l’amélioration des transports existants et pour pallier le manque criant de logements. Il vise un prétendu intérêt national, sans prendre en considération ni les infrastructures, ni les bassins de vie existants.

M. Christian BLANC n’a pas de vision de Paris ou de l’Ile-de-France. Il ne propose qu’un projet de métro sans queue ni tête, ou la gestion d’un cluster sur le plateau de Saclay, détruisant de précieuses terres agricoles. Manquant d’ambition, il méprise les réflexions des 10 équipes d’architectes, mais aussi l’ensemble des élus et des citoyens qui ont travaillé sur l’avenir de la région, notamment au cours de l’élaboration du SDRIF.

Son projet s’inscrit dans la droite ligne des aménagements productivistes et autoritaires de l’Ile-de-France depuis 40 ans. Il ignore toute préoccupation d’un aménagement durable et solidaire des territoires ainsi que la complémentarité entre les espaces urbains et ruraux de la région.

Loin de la simplifier, ce projet complique la gouvernance de la région Ile-de-France en ajoutant des structures supplémentaires, concurrentes de celles qui existent.

Le Gouvernement recourt à la loi afin de contourner toute procédure de concertation et de se débarrasser des majorités locales qui ne lui conviennent pas. L’UMP fuit le débat en renvoyant à des décrets les points les plus essentiels du projet de loi.

Les Verts demandent l’inscription de débats au sein des collectivités territoriales concernées pour que les élu-es UMP et leurs candidat-es déclaré-es se prononcent sans ambiguïté sur ce projet de loi.

Jean-Luc DUMESNIL
Natalie GANDAIS-RIOLLET
Porte-parole des Verts Ile-de-France